Rechercher sur le blog

Recettes des artisanats

jeudi 5 novembre 2015

[Chronique] Jour 1 - Découverte






- Jour 1 -




Un calme olympien. Pas un bruissement de vent, pas un souffle, rien.
Je dépoussiérais ma veste, tapotais mon pantalon et me passais la main dans les cheveux afin d'y enlever les brins d'herbe qui s'y étaient accrochés.

Un croassement lugubre retentit au loin, au milieu de cette immense forêt noire qui s'étendait devant moi. De loin, la terre au pied des arbres paraissait complètement stérile. Pas la moindre touffe d'herbe, pas la moindre fleur, seulement de la terre. Les arbres, eux, n'avaient pas non plus très bonne mine. J'en apercevais quelques-uns qui devaient être arrivés au bout de leur vie depuis déjà un moment. Maigres troncs dénudés de feuilles, ils ne faisaient qu'assombrir l'ambiance lugubre de cet endroit.

Un frisson me parcourut. Cette voix, je la connaissais. Cet homme qui m'avait parlé, je l'avais déjà entendu. Je n'arrivais pas à me souvenir quand, comment, ni pourquoi, mais sa voix m'était familière, c’était une certitude.

Je faisais un tour sur moi-même et pouvais ainsi constater que j'étais cerné par la végétation. Dans mon dos s’étalait une prairie, ponctuée d'arbres sortant du sol çà et là, comme par enchantement. Des fleurs de toutes sortes décoraient le sol de leurs couleurs éclatantes.
À ma droite se trouvait une forêt de ce que je supposais comme étant des bouleaux mais leurs feuilles de couleurs variées m’intriguaient. J'étais trop loin pour pousser au-delà mon interrogation sur ce sujet.
Je tournai la tête à gauche et aperçus, un peu plus loin, une rivière qui coulait doucement.

Un grésillement interrompit mon bref moment de réflexion. Regardant en direction du bruit, je vis passer devant moi ce que j'interprétais comme une abeille : un insecte grand comme un avant-bras, pourvu d'au moins quatre yeux et trainant un dard aussi épais que mon pouce. Mis à part ces petits détails, la bestiole se comportait comme ses congénères de taille normale. Je la regardais continuer son chemin avec fascination. Quelques mètres plus loin, elle se posa sur une magnifique fleur qu'elle butina, le plus tranquillement du monde.

Comble de toutes les bizarreries, cet endroit semblait totalement plat ; j'avais beau regarder aussi loin que je le pouvais, pas un relief ne voulait se dessiner sur ce sol d'une régularité déprimante.

Pensif, je mis machinalement la main dans ma poche et en sortis avec étonnement une feuille de papier accompagnée d'un crayon.
Sans réfléchir davantage et pensant sans doute que c’était la meilleure chose à faire, je commençais à tracer un plan.

Tout en dessinant, je me mis à marcher sans vraiment regarder où j'allais, jetant simplement des coups d’œil de temps à autres au-dessus de ma carte. Soudain, mon pied heurta un obstacle dur. A peine avais-je détourné les yeux de ma feuille que je vis fondre sur moi une abeille géante d'un rouge profond. Une douleur à mon épaule gauche me fit comprendre que le dard de ces insectes n'était pas seulement là pour décorer.
Sans demander mon reste, je détalai à fond de train. Un rapide coup d’œil derrière moi : mon agresseur ne m'avait pas suivi. Je ralentis.

Je portai la main à ma récente blessure :

- Aïe ! Grimaçais-je.

La piqûre, bien que douloureuse, n'était pas très grave. Je rangeai ma carte et repris mon exploration.

Tout en progressant vers le sud de la prairie, je ramassais par-ci, par-là des brindilles ainsi que de longues feuilles d'herbe. 
Je ne pouvais pas expliquer cette cueillette, mais j'avais l'intuition qu'elle me servirait, j'en étais certain.

Tout en avançant de touffe d'herbe en touffe d'herbe, de branche en branche, je tombai sur un bout de pierre qui dépassait à moitié du sol. Je m'accroupis et délogeai la pierre de la terre.  

- Aïe ! Criais-je.

Je retirai ma main en sursautant, une belle entaille la parcourait d'un bout à l'autre. J'avais à présent devant moi un silex de belle taille. Je bandai ma paume avec un épais brin d'herbe.

Revenant alors à l'observation de la pierre, je pris sans réfléchir un branchage de mon petit stock et me confectionnai avec une rapidité impressionnante une hache de bonne facture.
Je demeurai bouche bée devant ce que je venais de réaliser, je me demandai par quel miracle j'avais pu concevoir un tel objet. Je la tournai et la retournai, les yeux grands ouverts.




Après un bref moment de contemplation, je me relevai et m'avançai d'un pas décidé vers l'arbre le plus proche dans le but de tester l'efficacité de mon nouveau jouet. 

D'un coup vif et précis, j'abattis successivement mon outil sur le tronc d'un sapin. L'arbre s'écroula dans un nuage d'épines. Je me positionnai ensuite à califourchon sur le tronc et m'attelai à trancher les branches. Une fois le tronc dénudé devant moi, je le découpai sous plusieurs angles et ramassai les bûches fraichement coupées. 

Je continuai à explorer ce territoire, trouvant, par ailleurs, plusieurs carottes sortant du sol comme par magie, de grosses et juteuses baies ainsi qu'un champignon rouge, plutôt appétissant, que je m'empressai d’arracher et d’emporter avec moi.    

Mes questionnements de la matinée s'étaient progressivement transformés en une envie, presque frénétique, de parcourir sans relâche ces terres, certes d'apparence sauvage, voire inhospitalière mais qui portaient en elles un parfum d'aventure, de conquête, de survie...

Je m'en souvenais maintenant. Cette radio qui s'était mise à parler toute seule, cette voix grinçante et démoniaque. Elle m'avait proposé la connaissance, une connaissance qu'aucun autre scientifique n'aurait pu rêver de posséder. Elle mentait.
Assoiffé de savoir, j'ai stupidement accepté. 
Pleine de pouvoir, elle m'a facilement contrôlé.  
Je n'étais plus qu'à moitié maître de moi-même. C'est sans pouvoir m'en empêcher que je l’ai construite, cette machine. J'ai cru pouvoir lui résister, comment ai-je pu croire une telle chose.
Forcé de le faire, je l'ai activée. Le portail s'est ouvert. Deux bras noirs et éthérés ont fondu sur moi. Je n'ai pu résister à leur force surnaturelle. Ils m'ont traîné jusqu'à la porte cauchemardesque et m'y ont précipité.

J'étais donc prisonnier de ce monde parallèle mais je ne devais pas baisser les bras, je devais trouver un moyen d'en sortir, je devais braver les dangers de ce monde, je devais survivre.

- Je vais...Je vais tout conquérir grâce à la puissance de mon esprit !

Je portai la main à ma bouche. Les mots étaient sortis tous seuls. Mes paroles résonnèren
t un long moment autour de moi, puis, semblant monter dans le ciel, s'estompèrent petit à petit.
Je continuai à descendre en marchant d'est en ouest, ramassant tout ce que je trouvais par terre. Je commençais à être bien chargé. Le pâturage était délimité par la rivière côté ouest et une savane qui le bordait sur toute la longueur est.

Soudain, en une fraction de seconde, le ciel s'assombrit. On aurait dit un crépuscule. 
La luminosité diminua rapidement, j'avais du mal à voir à plus d'une vingtaine de mètres devant moi.

Je décidai ainsi que c'était le bon moment pour une pause. 

A vrai dire, j'étais assez étonné. La nuit semblait déjà s'annoncer alors qu'il ne s'était passé que très peu de temps depuis mon éveil plutôt matinal. Les jours avaient l'air très courts dans cette dimension, c'était le moins qu'on puisse dire.

Sortant quelques bûches, je les disposai en étoile et, à l'aide d'un peu d'herbe séchée, y boutai le feu.
Une grosse flamme rougeoyante s'éleva sur un bon mètre. Les morceaux de bois commençaient à prendre. En quelques secondes j’eus devant moi un beau feu de camp.  

Je ressentis une douleur fulgurante à l'estomac. Je l'avais oublié, lui. Trop absorbé par toutes mes découvertes, je n'avais pas pensé à manger. A présent que l'adrénaline était redescendue, mon ventre en profitait et me faisait fermement savoir qu'il avait besoin de s'alimenter. Je grillais quelques carottes et les dévorais à grosses bouchées. J'empoignai ensuite le champignon rouge et le mordis à pleines dents.

- Pouah ! Recrachai-je.

Le goût était immonde. J’eus soudainement un mal de ventre horrible, je devais en avoir avalé un morceau. Je pouvais sentir mon estomac se tordre tellement la douleur était cuisante. 

Les contractions diminuèrent progressivement. J'étais en sueur.

J'aperçus, plus loin, au sud, de la fumée qui montait dans le ciel. Je n'étais donc peut-être pas seul ici !

Tandis que je réfléchissais, la nuit arriva. Recouvrant tout de son voile noir, elle encercla mon maigre feu que je m'empressais d'alimenter en combustible afin qu'il ne s'éteigne pas. Je tremblotais de peur et d’angoisse, au milieu de cette noirceur impénétrable. Je voyais de grands yeux qui s'ouvraient de tous côtés, je voyais des ombres qui ondulaient. Je me tenais le crâne, les doigts crispés de terreur. Ce n'était pas possible, je devais rêver.

Que Wilson va-t-il faire durant la journée qui va suivre ? Vous pouvez en décider en répondant au sondage ICI.

22 commentaires:

  1. Bon, dîtes moi ce que vous en pensez^^
    Le rouge ça veut dire que je demande votre avis, au fait :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je propose d'explorer la fôret de bouleau et d'aller voir la fumée plus tard ! èwé

      Supprimer
    2. C'est chouette ! Très sympa à lire :)
      Moi je vote pour aller voir l'origine de la fumée , je suis curieuse !

      Supprimer
    3. C'est superbe bravo,continue comme ça

      Supprimer
  2. Bravo ! très bonne idée que de réaliser une chronique, de plus le style est magnifique
    Continue comme cela

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On dirait que tu est un écrivain naît!Ta chronique est géniale

      Supprimer
  3. Moi je proposerez de faire un strawpol a chaque fin de texte pour voter où allez

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pas bête du tout, merci, je m'en occupe :)

      Supprimer
  4. Le style est absolument superbe ! Je te remercie de cette chronique et attends les prochaines avec la plus grande longaminité :)

    RépondreSupprimer
  5. j'ai une question qui n'a rien à voir avec la chronique.

    Où peut-on trouver des vêtements pour notre personnage ? car j'ai vu que l'on pouvait se changer... si quelqu'un pouvait m'informer s'il vous plait.

    Cordialement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne pense pas que l'on puisse changer les vêtements directement sur ton personnage mais par contre si tu veux lui en ajouter il suffit de les fabriquer :)

      Supprimer
    2. Si, ça sera possible de changer de skin au prochain patch majeur de Together normalement, il devrait inclure définitivement les cavernes en plus des skins ;)

      Supprimer
    3. Ah ok désolé autant pour moi, j'étais pas du tout au courant :x

      Supprimer
  6. j'ai une question qui n'a rien à voir avec la chronique.

    Où peut-on trouver des vêtements pour notre personnage ? car j'ai vu que l'on pouvait se changer... si quelqu'un pouvait m'informer s'il vous plait.

    Cordialement

    RépondreSupprimer
  7. J'espère que les autres personnages vont être introduit ! Si on suit la logique du jeu tu devrais bientôt croiser Willow :D

    RépondreSupprimer
  8. Bonjour à tous,

    désolé d'être hors sujet mais je pense que cela peut intéressé tous le monde ainsi que vos amis

    ce week end Klei fêtent ces 10 ans (développeur de don't starve et don't starve together)

    et donc tous les jeux de Klei sont gratuit ce week end!

    c'est à dire que vous pouvez jouer sans installer le jeu!

    http://store.steampowered.com/sale/kleipublisherweekend/

    http://forums.kleientertainment.com/topic/58980-klei-10-year-celebration-and-steam-free-weekend/

    si Kohann ou quelqu'un d'autre pourrait créer une annonce officiel sur le sujet ça serait superbe, ceci afin que tous le monde soit prévenu avant la fin du week end!

    merci à vous et bon jeu à tous

    ToNiO

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ok, je vais essayer de m'occuper de ça cet après-midi

      Supprimer
    2. Merci Kohann c'est sympa :)

      Supprimer
  9. Merci à vous tous pour vos commentaires :)
    C'est plus motivant que n'importe quoi

    RépondreSupprimer
  10. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer